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Le monde du cinéma français est secoué par une polémique qui dépasse de simples rumeurs : l’acteur emblématique Gérard Darmon, âgé de 78 ans, se retrouve aujourd’hui au centre d’une controverse majeure après que plusieurs femmes ont décrit des comportements sexistes et des gestes sexuels non consentis de sa part lors de tournages.
Ces révélations, publiées par Politis et relayées par la presse, ont entraîné une onde de choc dans l’industrie culturelle et poussé Darmon à renoncer à la présidence du jury du Festival du premier film de La Ciotat.
Selon les témoignages rassemblés, neuf femmes ayant travaillé avec Darmon sur différents plateaux de tournage entre 2018 et 2024 ont décrit des scènes de harcèlement
Elles étaient maquilleuses, habilleuses, assistantes de réalisation ou techniciennes, souvent jeunes et parfois en début de carrière. L’une d’elles, Delphine, affirme qu’elle n’avait que 19 ans au moment des faits, ce qui a particulièrement choqué l’opinion publique et les organisations féministes.
D’après le récit qui a émergé, lorsque ces femmes croisaient Darmon sur le plateau, leurs interactions allaient bien au‑delà des simples échanges professionnels. Plusieurs ont décrit des gestes physiques non sollicités, des propositions à caractère sexuel, ainsi que des commentaires et comportements humiliants.
Parmi les détails les plus frappants, une femme témoigne que l’acteur lui aurait « mis la main entre les cuisses » en la saluant, un geste qui dépasse largement ce qui peut être considéré comme un contact acceptable entre collègues sur un tournage.
D’autres témoignages évoquent des avances répétées, des invitations insistantes, et même des phrases déplacées — telles que lui proposer d’aller « faire l’amour » après le travail — que les victimes ont refusées fermement. Bien que Darmon ait nié avoir eu des propos ou gestes déplacés, le flot de récits concordants a déclenché un débat public intense.
La polémique s’est intensifiée lorsque l’acteur a été annoncé comme président du jury du Festival du premier film de La Ciotat, un rôle honorifique prévu pour l’édition de juin 2026. La nouvelle nomination a suscité une levée de boucliers de la part de plusieurs collectifs féministes,
y compris des associations locales engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qui ont dénoncé l’impact symbolique de mettre en avant une personnalité alors que des accusations graves circulent dans les médias.
Face à la montée des critiques, Darmon a annoncé renoncer à présider le festival, déclarant vouloir « préserver la sérénité de l’événement ». Le directeur artistique du festival a indiqué que la situation s’était « envenimée » et que cette décision avait été prise dans l’intérêt de la manifestation culturelle.
Plusieurs voix au sein de l’industrie cinématographique française ont réagi à cette affaire. Certains professionnels estiment qu’il est essentiel d’écouter et de prendre au sérieux les témoignages des femmes travaillant sur les plateaux, soulignant l’importance d’un environnement de travail sûr et respectueux.
D’autres appellent à ne pas confondre les allégations journalistiques avec des procédures judiciaires en cours, rappelant que la présomption d’innocence demeure en vigueur tant qu’il n’y a pas de condamnation pénale.
Ce débat public s’inscrit dans un contexte plus large de réflexion sur la culture du cinéma en France et sur la manière dont l’industrie gère les accusations de comportements déplacés ou de violences sexuelles.
Dans les années récentes, plusieurs personnalités du cinéma français ont été confrontées à des affaires similaires, entraînant des discussions profondes sur le respect, la responsabilité et le pouvoir des figures publiques.
Pour l’instant, demeurent principalement des témoignages journalistiques et une seule des femmes ayant pris la parole aurait engagé une procédure judiciaire contre la société de production qui ne l’aurait pas protégée sur son lieu de travail — et non une plainte pénale directement contre Darmon lui‑même.
Malgré cela, ces récits ont eu un impact réel : ils ont conduit à des interrogations sur la sécurité des conditions de travail, sur la manière dont les productions répondent aux préoccupations des techniciennes et assistantes, et sur l’image que renvoie une industrie culturelle lorsqu’elle valorise des talents malgré de tels récits.
Alors que l’enquête journalistique continue à faire parler et que la controverse ne montre aucun signe d’apaisement, l’affaire Darmon pose des questions difficiles sur la façon dont le cinéma traite ses talents célébrés tout en respectant la dignité et l’intégrité des personnes qui travaillent aux côtés de ces stars.
Elle met également en lumière la nécessité de protéger les plus jeunes et les plus vulnérables sur les lieux de tournage, ainsi que de mettre en place des mécanismes de signalement et de prévention plus efficaces.