Arrêter de fumer : pourquoi est-ce plus difficile pour les femmes ? Les conseils d’un tabacologue pour y parvenir

Arrêter de fumer : pourquoi est-ce plus difficile pour les femmes ? Les conseils d’un tabacologue pour y parvenir

Arrêter de fumer représente un défi pour de nombreux fumeurs. Pourtant, les chances de réussir ne sont pas les mêmes selon le sexe. Les études montrent que les femmes rencontrent davantage d’obstacles que les hommes au moment du sevrage.

Selon les spécialistes, leurs probabilités de réussir à arrêter le tabac sont réduites de 5 à 30 % par rapport à celles des hommes. Cette différence est d’autant plus préoccupante que les conséquences du tabagisme sont souvent plus sévères chez les femmes. À consommation égale, elles développent plus fréquemment certaines maladies liées au tabac, comme le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou encore les maladies cardiovasculaires.

Face à ces risques, les tabacologues rappellent qu’il est essentiel de bénéficier d’un accompagnement adapté. Les premiers jours d’arrêt sont souvent les plus difficiles. C’est précisément durant cette période que les symptômes du manque sont les plus marqués.

Un syndrome de sevrage souvent plus intense

Les premières semaines sans cigarette s’accompagnent fréquemment d’un syndrome de sevrage. Chez les femmes, celui-ci peut être plus difficile à supporter.

La nervosité apparaît souvent rapidement. L’irritabilité augmente également. À cela s’ajoutent parfois des difficultés de concentration qui compliquent la vie quotidienne.Par ailleurs, certaines femmes développent une hyperphagie après l’arrêt du tabac. Cette envie de manger davantage peut s’accompagner d’une impression de perdre le contrôle de son alimentation. La crainte de prendre du poids devient alors une source supplémentaire d’inquiétude.

Pour cette raison, les spécialistes recommandent de ne pas affronter seul cette période. Un suivi médical permet d’adapter les traitements et de mieux gérer les effets du sevrage.

Des traitements dont l’efficacité varie selon le sexe

Toutes les méthodes de sevrage ne produisent pas les mêmes résultats chez les femmes et chez les hommes.

Les substituts nicotiniques, comme les patchs, les gommes ou les pastilles, restent largement utilisés. Toutefois, leur efficacité semble plus limitée chez les femmes. La raison est biologique. Elles métabolisent la nicotine plus rapidement, ce qui signifie que leur organisme l’élimine plus vite. Ce phénomène conduit parfois à un apport insuffisant en nicotine lorsque les doses ne sont pas correctement adaptées.

Le Dr Gérard Peiffer, pneumologue et tabacologue, précise notamment que, chez la femme enceinte, les doses de substituts sont régulièrement ajustées au fil de la grossesse. En effet, la nicotine est éliminée de plus en plus rapidement, ce qui nécessite parfois une augmentation des quantités administrées.

Champix et autres solutions

Les médicaments constituent une autre possibilité pour accompagner le sevrage tabagique.

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